La gastronomie Chinoise - Steve Simard
Steve Simard

Avant tout père et mari attentif et prévenant pour ceux qu’il aime, je suis un homme qui se tient en équilibre entre le rêve et la réalité, épicurien, amateur de petits plaisirs, je vous raconterai ma vie comme on déguste un bon vin qui a pris de la valeur avec les années.

La gastronomie Chinoise

La gastronomie Chinoise - Steve Simard

Des amis m’ont informé de la présence de l’ordre des CPA à Montréal. Ce fut une information que j’ai communiquée à Gérard, mon ami et voisin, et il fut très intéressé. Nous sommes, tous les deux, passionnés par la gastronomie chinoise. Les soupes, les nouilles sautées, les riz cantonnais, sont des recettes que je réalise avec autant de plaisir que je les déguste. Je partage cette passion avec cet ami, et nous nous échangeons des astuces pour faire ces mets. Je ne communique à personne d’autre mes secrets. Comme ma conjointe sait toujours ce qui me ferait plaisir, elle m’a offert des cours de cuisine avec un professeur reconnu. Je me suis empressé d’informer Gérard de ma participation à ces séances d’apprentissage de l’art culinaire. Il s’est inscrit, et je l’emmène chaque samedi matin. C’est plus simple de partir de chez moi, l’itinéraire le plus rapide pour aller aux cours passe devant la maison de mon ami.

J’ai demandé à Michel de venir avec nous. C’est mon beau-frère, et il adore que je cuisine. Sa réaction m’a fait très plaisir : il m’a tout de suite demandé les modalités d’inscription à ce cours. Je lui ai tout envoyé sur sa messagerie électronique. Le samedi suivant, je le retrouvais devant la porte du local où les séances se tiennent. Un peu impressionné au début, car Michel est timide, il a vite pris le rythme, et il nous a surpris par sa dextérité. Lorsque la session se termine, nous emportons les bons petits plats que nous avons cuisinés pendant la matinée. Nos épouses se délectent des nouveaux mets que nous leur faisons déguster à cette occasion. Parfois, je propose à mon beau-frère et à mon ami de tous nous retrouver chez moi. J’ai une grande salle à manger, et quatre convives ne sont pas trop difficiles à placer.

C’est souvent l’occasion de parler de nos vies, de nos centres d’intérêt et de jardinage. Cet autre loisir me prend beaucoup de temps, car je jardine quotidiennement. Retourner la terre et observer mes plantations est comme pratiquer la méditation. Je me mets totalement dans mon ouvrage, dans un état parfois frénétique. Je n’entends plus rien. Ma conjointe m’a appelé jusqu’à quatre fois pour le souper avant que je l’entende, un soir de mai dernier. J’étais à la création d’un nouveau massif avec trois rosiers et une bonne dizaine de plantes vivaces. Je n’ai pas cessé de travailler avant de le terminer.