Je me suis battu pour mon projet - Steve Simard
Steve Simard

Avant tout père et mari attentif et prévenant pour ceux qu’il aime, je suis un homme qui se tient en équilibre entre le rêve et la réalité, épicurien, amateur de petits plaisirs, je vous raconterai ma vie comme on déguste un bon vin qui a pris de la valeur avec les années.

Je me suis battu pour mon projet

Je me suis battu pour mon projet - Steve Simard

De règle, je suis une personne calme et posée. Jusqu’à dernièrement, je n’ai jamais haussé le ton contre quelqu’un de mon entourage, et encore moins contre quelqu’un que je ne connaissais même pas. Ce qui s’est passé il y a quelques semaines n’était tout simplement pas de ma faute. Je suis codeur pour le compte d’une petite start-up locale. Comme nous travaillons à notre rythme, nous avons beaucoup de temps à consacrer à nos projets personnels. Au bureau, il m’arrivait de travailler sur mon site de vente que j’ai baptisé « faites vos offres ». J’ai passé des milliers d’heures dans la conception de cette plate-forme. Un jour, je suis sorti un moment prendre l’air, et lorsque je suis revenu, j’ai vu un collègue assis à mon bureau. Il était en train de regarder mon travail. Il m’a questionné sur mon concept, et en toute innocence, je lui ai tout expliqué. À ce moment, j’étais loin de me douter qu’il allait me voler mon idée.

Une dispute d’anthologie

Quelques jours s’étaient écoulés, puis nous avions été convoqués, l’équipe et moi pour une réunion. Le collègue à qui j’ai exposé mon site était présent. En fait, c’est lui qui a demandé ce rassemblement soi-disant pour présenter l’état d’avancement d’un projet que la direction lui aurait confié des semaines auparavant. À ma grande stupeur, il n’a fait que relater mes idées, mon travail, mes recherches. Le pire, c’est que le boss a semblé aimer sa présentation. Il allait récolter le fruit de mon labeur, mais je ne me suis pas laissé faire. Inconsciemment, j’ai violemment cogné mon poing sur la table et j’ai commencé à réagir violemment. Je l’ai traité de copieur, de voleur, mais il ne s’est pas laissé faire. Nous nous sommes échangé des insultes devant les yeux écarquillés de nos collègues et de notre boss. Nous étions sur le point d’en venir aux poings, lorsque notre patron nous a demandé d’arrêter.

Je suis en possession d’une mine d’or

Je n’ai eu aucun mal à prouver que l’idée du site venait de moi. Bien entendu, le copieur a été renvoyé. Il semblerait que notre boss n’appréciait pas trop les personnes qui s’accaparaient le travail des autres. Le patron m’a proposé de racheter mon site, mais j’ai refusé. J’ai compris que j’allais dans la bonne direction. J’ai quitté cette start-up pour créer la mienne. Bientôt, nous allons ouvrir nos bureaux qui se situent près d’une clinique qui soigne la présence de taches brunes sur la peau.